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11/03/2010

Pervers land 21/06/2009

 
 

 
Durant l'année 2005/2006, je me suis occupé de ce blog (mais plus aucun article de cette époque n'est visible), avant de passer à autre chose. Je l'ai repris dès août 2007 jusqu'en janvier 2009, avant de passer à autre chose également. Et là je me suis rendu compte, il y a quelques jours (1), que l'histoire allait se répéter, parce que toute ma vie et tout mon univers sont bien dessus. Je le dis une nouvelle fois : durant tout l'été, avant de reprendre vraiment, ça va être un grand « nettoyage ».
Pour ceux qui me lisaient avant que je sois sur SKYROCK et ceux qui m'ont découvert ici : venez tous avec moi.



 
 
 
Merci d'être venus aussi nombreux que pour les autres blogs.






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1 = Lire l'ARTICLE PUBLIÉ SUR PERVERS LAND.

Pour l'éternité 19/06/2009

 
  
 

Deux anges se maudissent
Pour avoir aimé
Voulu aider les hommes
Ils en sont éc½urés
Pour l'éternité
Pour l'éternité

Ils n'avaient jamais vu
La triste réalité
Depuis le début
Oh ils y croyaient
Pour l'éternité
Pour l'éternité

Certains pleurent en apprenant l'Histoire
Se demandent pourquoi ils sont nés
Ne croient plus en grand-chose ni en eux
Certains pleurent en se cachant le soir
Avant de reprendre une journée
Et croire, croire en un destin chanceux
Pour l'éternité
Pour l'éternité !


Trop ont brûlé de nuits
Pour le plaisir de se changer
Pour juste, juste quelques heures
Ils veulent tellement tout changer
Pour l'éternité
Pour l'éternité

Certains pleurent en apprenant l'Histoire
Se demandent pourquoi ils sont nés
Ne croient plus en grand-chose ni en eux
Certains pleurent en se cachant le soir
Avant de reprendre une journée
Et croire, croire en un destin chanceux
Pour l'éternité
Pour l'éternité !

Certains pleurent en apprenant l'Histoire
Se demandent pourquoi ils sont nés
Ne croient plus en grand-chose ni en eux !
Certains pleurent en se cachant le soir
Avant de reprendre une journée
Et croire, croire en un destin chanceux
Pour l'éternité
Pour l'éternité !


Paroles : Adrien Balboa.






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Paroles : Adrien Balboa (juin 2009).

Ton ombre 18/06/2009

 
 
 

Le ciel est pâle
Serait-il mort ?
L'envie n'est plus là
Mais il faut encore
Dormir ! Sans limite
Maudire lorsque tu me quittes

Et puis ton absence se fait plus longue
Lorsque je ne vois plus ton ombre
Et ta voix me manque quand ta chanson
Ne me vient plus, oh comme une bombe


Haute est la montagne
Où je te pleurerai
Haute est la montagne
Où je m'empalerai
Haïr ! Oui sans fin
Trahir le destin

Et puis ton absence se fait plus longue
Lorsque je ne vois plus ton ombre
Et ta voix me manque quand ta chanson
Ne me vient plus, oh comme une bombe


Haute est la montagne
Où je te pleurerai !
Haute est la montagne
Où je m'empalerai

Et puis ton absence se fait plus longue
Lorsque je ne vois plus ton ombre
Et ta voix me manque quand ta chanson
Ne me vient plus, oh comme une bombe

Et puis ton absence se fait plus longue
Lorsque je ne vois plus ton ombre
Et ta voix me manque quand ta chanson
Ne me vient plus, oh comme une bombe


Paroles : Adrien Balboa.



 
 
 
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Paroles : Adrien Balboa (juin 2009).

Photo : Louise (2009).

Je pense à toi 16/06/2009

 



Si tous ces cris sont pour moi
Dis pourquoi tu n'es pas là ?
Si tous ces sourires sont pour moi
Pourquoi le tien n'est pas là ?
Parfois, oh oui, tu dis que tu m'aimes ?
Et on s'est donné plus que soi-même
Lorsque la nuit je me promène
C'est de vous deux que tu rêves
Quand tu es dans ses bras
Tu sais, je pense à toi

Si on m'applaudit
Pour mes écrits
Certains jours je pense que ma vie ne veut plus
Pendant que celle des autres évoluent
Ça ne change pas grand-chose
Je continue à haïr mes poses
Mon regard dirigé vers le ciel
Aussi noir qu'les idées qui m'interpellent
Quand tu n'es pas là
Oh je pense à toi

(Long passage musical)

Si tous ces cris sont pour moi
Dis pourquoi tu n'es pas là ?!
Si tous ces sourires sont pour moi
Pourquoi le tien n'est pas là ?!
Si on m'applaudit
Pour mes écrits
Quand tu es dans ses bras
Tu sais, je pense à toi
Quand tu n'es pas là
Oh je pense à toi

Quand tu es dans ses bras
Tu sais, je pense à toi !
Quand tu n'es pas là
Oh ! Je pense à toi

Paroles : Adrien Balboa.


 



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Paroles : Adrien Balboa (juin 2009).

Photo : Adrien Balboa (2008).

« Et faire danser les diables et les dieux ! » 15/06/2009

« Et faire danser les diables et les dieux ! »

 


Aujourd'hui, l'Idole a 66 ans. Je vois en cet anniversaire une petite occasion de raconter son passage au Havre, pour le spectacle TOUR 66, sa tournée d'adieux, et donc une partie de ma longue journée de vendredi (pendant que j'y suis).


 
Deux garçons sur la route
 
Vendredi 12 juin 2009. Midi. Depuis des semaines (si ce n'est quelques mois) j'attends cette date. Depuis le début de la semaine j'attends ce moment avec une impatience folle. Je sors de l'organisme de Rouen où je vais deux fois par semaine, achète et mange un truc rapidement avant de rentrer à la maison. Une fois arrivé je me change pour mettre une tenue plus appropriée pour l'occasion et attends Grand Ours qui vient me chercher dans sa FORD vers 14 heures.
Notre direction : Le Havre (Stade Jules Deschaseaux).
La raison : le concert de Johnny, de passage pour son ultime tournée, le TOUR 66.
La première du spectacle et de ses passages au Stade De France ont fait parler d'eux, tant le spectacle avait impressionné mais aussi ému les fans, surtout au Stade De France où l'idole n'avait pu contenir son émotion (au bout d'un demi-siècle de carrière, c'est compréhensif).
Ce sera la cinquième fois que je verrai Johnny Hallyday en vrai.
Nous partons de chez moi en écoutant une partie du nouvel album de Green Day (1) puis une partie d'une petite compilation de Johnny faite par votre serviteur. Pour être franc, je n'ai pas fait attention au temps du trajet. Je ne sais même plus combien de temps nous avons fait la queue devant le stade, au milieu des vrais fans comme moi, les moins et les curieux. Il faut dire que j'attendais qu'une chose à ce moment là, et que le reste je m'en foutais comme ce n'était pas permis. La seule personne que je veux voir, c'est Johnny.
17 heures. C'est l'ouverture des portes... mais pas encore pour nous. Il nous faudra attendre encore plusieurs minutes pour enfin passer la barrière, se faire fouiller à l'entrée (pas grave, depuis le temps que je vais à des concerts, je sais où bien cacher mon appareil photo). À ce propos, je trouve ça idiot de fouiller les gens pour prendre leur appareil ou leur caméra alors que le concert a été diffusé à la télé, et même en général avec les téléphones portables (qu'ils ne prennent pas) on peut envoyer des photos et vidéos sur le Net. Enfin, c'est la France. Pour revenir dans le vif du sujet, nous entrons dans le stade et allons à notre place. Je suis à côté d'un couple. Cet homme et cette femme doivent avoir la soixantaine naissante. C'est la première fois qu'ils vont voir Johnny sur scène. Ils sont très sympas.
J'achète le programme de la soirée et j'attends. J'attends...
Grand Ours est à quelques places de moi mais ce n'est pas grave, au fond on peut se rejoindre facilement. Johnny n'arrive pas avant 21 heures. En première partie, une heure avant, c'est Christophe Maé qui chante.
Il est bientôt 20 heures et le stade se remplit peu à peu. Tous ne sont pas encore là. Remarque, vu la première partie, je comprends pourquoi les gens viennent juste après.
20 heures. Les musiciens de Maé arrivent sur scène. Ils commencent à jouer. Il arrive. Ne me demandez pas combien de titres il a chanté, et même ce qu'il a dit je n'ai pas fait attention. D'ailleurs je n'ai même pas écouté. Il part après ses quelques morceaux.
On retire les instruments de la scène. Plusieurs personnes arrivent dans le stade et se placent. Quelques « JOHNNY ! JOHNNY ! JOHNNY ! » se font entendre. De la tribune d'où nous sommes (à la gauche de Dieu), nous pouvons apercevoir un bout des coulisses où l'équipe technique se prépare sur le côté. Bientôt 21 heures...

 
 
Comme s'il devait mourir demain

« Et faire danser les diables et les dieux ! »

 
Des acclamations résonnent lorsque l'on aperçoit Læticia qui se rend à sa place. Puis un groupe de plusieurs personnes se dirigent vers l'arrière de la scène. On les voit à peine. De nouvelles acclamations se font entendre, mais cette fois plus fortes. Inutile de deviner qui est ce grand blond au milieu de ces gens de l'équipe technique.
Quasiment tous hurlent son prénom. Les yeux rouges de ce fameux aigle énorme s'illuminent. Un batteur donne l'intro. Les « JOHNNY ! JOHNNY ! JOHNNY ! » sont de plus en plus nombreux. Mon c½ur bat à 100 à l'heure. Les autres musiciens rejoignent le batteur avec des notes. Il n'y a rien sur la scène.
Soudain, un mur d'étincelles jaillit juste entre nous (la foule en délire) et la scène pendant plusieurs secondes.
Tout s'arrête brusquement. Même la musique. Il y a maintenant de la fumée qui occupe toute la scène. Deux gros projecteurs éclairent cette dernière, un de chaque côté. La fumée se disperse, disparaît. Il est là, debout, bien au centre.
On hurle tous, et il y a de quoi : Johnny est là. Le King actuel est devant nous. Dieu est ici devant ses fidèles. Il nous regarde comme si nous n'étions pas là pour l'aimer, mais pour le juger, le critiquer. Pour le chercher.
« Quoi ma gueuuuule ?! (2)
Sa voix est plus rugissante que jamais. On hurle de joie.
- Qu'eeeest-ce qu'elle a ma gueule ?! »
La musique redémarre. Il continue MA GUEULE. Le show est bel et bien commencé. Il est bien là. Il attaque avec du lourd. Il nous en met plein la tronche dès l'entrée et nous chantons avec lui. On en veut et il est bien décidé à nous en donner.
La première partie de ce TOUR 66 défile devant nos yeux. Les effets visuels et de lumières sont impressionnants, imposants et géniaux. Le son est à l'image de l'Amérique que le plus motard de nos rockers aime tant. L'Amérique de ses fantasmes.
Il interprète quelques chansons qu'il n'a pas chanté depuis des années. Des titres comme, dans le désordre, EXCUSE-MOI PARTENAIRE (3), le puissant et explosif DÉGAGE (4) puis JOUE PAS DE ROCK'N'ROLL POUR MOI (5). Au passage, un peu avant la déchirante fin de ce spectacle, il chanta une version à faire pleurer les anges de DERRIÈRE L'AMOUR, qui fait partie du même album que la chanson précédente.
La première partie est composée d'une dizaine de morceaux. Sa fougue reste intacte. La bête de scène est loin d'être fatiguée. C'est sa dernière - du moins, au Havre - et il nous montre ce qu'il a encore dans le ventre.
Un peu plus tard. La seconde partie est commencée depuis peu de temps et l'instant tant attendu par la foule se trouvant dans la fausse arrive enfin : Johnny et certains de ses musiciens vont, sous l'air du légendaire PÉNITENCIER (6), sur la petite scène située au centre du stade pour une séquence acoustico-rockabilly et nostalgique.
C'est magnifique. Je n'en reviens pas : il est à quelques mètres ! Avec cette ambiance on se croirait dans un vieux club de blues aux États-Unis. Les quelques reprises et ses vieux titres, dont LA FILLE DE L'ÉTÉ DERNIER (7) et LA TERRE PROMISE (8), sont un vrai bonheur. Il aura 66 ans lundi et ça ne se voit vraiment pas. D'ailleurs, lorsqu'on le voit ainsi on se dit que l'âge n'est qu'un chiffre. Un détail insignifiant. Ce petit passage se termine par une version tendre et mélancolique de QUELQUE CHOSE DE TENNESSEE (9), bien entendu en hommage à Michel Berger, auteur de cette merveille qui a refait, en partie, sa carrière en 1985.
Avec cette version, on se croirait cette fois dans une petite rue glauque du New York en plein milieu de la nuit. Le spectacle se poursuit. Encore une dizaine de titres. La fin est proche...
L'ENVIE (10) se termine dans un mélange de fureur et de folie. Il vient de nous offrir plus de deux heures incroyables. Plus de deux heures de souvenirs, de rock, de blues et d'émotions. Il nous salue avec ses musiciens. Nous dit quelques mots. Il s'en va. Ils le suivent.
Nous hurlons son prénom. On en veut encore. La scène ne se rallume pas, reste ainsi. L'aigle nous observe toujours. C'est bon signe.
Les premières notes du très beau ÇA N'FINIRA JAMAIS (11) se font entendre d'un coup. Il arrive de nouveau avec son « Ça ne peut pas finir ! Et j'aurai beau partir, je resterai toujours pour toi, à portée de voix, tu le sais bien... ».
Il continue à crier « Non ça n'finira jamais ! On refera la route, je vous le promets ! ». Son interprétation est à chialer. Ici cette chanson, aussi prenante et poignante soit-elle, ressemble à un faux espoir. Elle n'est pas encore achevée que des applaudissements se font entendre. Elle se termine. Il retourne en coulisses. Cette version live de ce titre signé Calogero est une merveille.
Les premières notes du magnifique ET MAINTENANT (12) se font tout de suite entendre. La fin approche. Il revient de nouveau sur scène. Là c'est un véritable jeu de comédien qu'il nous offre : il regarde autour de lui, comme si le stade était vide. Comme si les lumières étaient éteintes. Elle approche...
« Et maintenant, que vais-je faire / De tout ce temps que sera ma vie ? / De tous ces gens qui m'indiffèrent / Maintenant que vous êtes partis... ? »
Que nous sommes partis ? C'est toi qui pars Johnny, nous, on en veut encore.
Sa version est superbe, vraiment taillée pour lui. Émouvante à souhait. Il l'interprète brillement. On s'y croirait. On croirait vraiment qu'il en pleure, qu'il est dégoûté de partir, comme s'il n'avait pas le choix. Peut-être est-ce le cas. Je ne l'espère pas.
Il manquerait plus que ça...
Je sens que c'est la dernière fois que je vois cet homme qui, depuis mon plus jeune âge, est pour moi un dieu vivant. L'homme le plus fort de cette putain de Terre. Depuis 50 ans, il fait ce métier et des concerts de ce genre. 50 ans. Chapeau l'artiste.
« Je n'ai vraiment plus rien à faire / Je n'ai vraiment... plus rien ... Oh plus rien... Plus rien... Plus rien ! PLUS RIEN ! »
Il repart par la même trappe où il est arrivé en seconde partie, pendant que la musique se termine. Oh merde, Johnny s'en va vraiment.
Non, il l'a dit lui-même dans ÇA N'FINIRA JAMAIS : « Ça ne peut pas finir / Y'a trop de souvenirs ». C'était probablement la dernière fois que je le voyais en vrai.
Oh non... Johnny...



Tant pis... c'est la vie

« Et faire danser les diables et les dieux ! »

 
Dimanche 13 juin. Il est 01 heure du matin. Après le concert nous sommes restés pour voir ce que les petites boutiques proposent comme produits (histoire d'avoir plus de souvenirs que le programme, mes photos et mes vidéos) et maintenant nous sommes à fond sur l'autoroute, avec en fond sonore l'album de la belle Charlie (13).
Un arrêt de quelques minutes à une station service. Mes yeux se perdent vers la jeune femme qui a la voiture à ma droite. Un échange de sourire et de nouveau à fond sur l'autoroute.
Plus de voix, les oreilles prêtes à exploser et ce concert qui reste dans ma tête. Surtout le final. Ce départ... Le réveil dans quelques heures sera dur. L'atterrissage aura comme une odeur désagréable.
La voix de Charlie, la vitesse, les lumières de la nuit qui défilent et la fatigue. Même si à mes yeux le spectacle est d'une beauté affolante (il était un moment à quelque mètres !), que Johnny part en beauté, la fin de ce TOUR 66 est à pleurer.

 




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1 = 21ST CENTURY BREAKDOWN (2009 Reprise Records).

2 = MA GUEULE (1979 Philips).

3 = Extrait de l'album BONNE CHANCE (1964 Philips).

4 = D'après SLOW DOWN de Larry Williams et extrait de l'album ROCK À MEMPHIS (1975 Philips).

5 = D'après DON'T PLAY ROCK'N'ROLL TO ME de Smokie et extrait de l'album DERRIÈRE L'AMOUR (1976 Philips).

6 = D'après THE HOUSE OF THE RISING SUN d'Alan Lomax et ouverture de l'album du même nom (1964 Philips).

7 = D'après SUMMERTIME BLUES d'Eddy Cochran et extrait de l'album ROCK À MEMPHIS (1975 Philips).

8 = D'après PROMISED LAND de Chuck Berry et extrait de l'album du même nom (1975 Philips).

9 = Extrait de l'album ROCK'N'ROLL ATTITUDE (1985 Philips).

10 = Ouverture de l'album GANG (1986 Philips).

11 = Ouverture de l'album ÇA NE FINIRA JAMAIS (2008 Warner).

12 = De Gilbert Bécaud (1961 La Voix De Son Maître).

13 = CHARLIE (2009 AT(h)OME).

Citation du titre : ALLUMER LE FEU, extrait de l'album CE QUE JE SAIS (1998 Mercury).

Titres présents dans l'article :

- Inspiré du titre UN GARÇON SUR LA ROUTE, d'après MATCHBOX de Carl Perkins et extrait de l'album ROCK À MEMPHIS (1975 Philips).

- Inspiré de COMME SI JE DEVAIS MOURIR DEMAIN, extrait de l'album COUNTRY, FOLK, ROCK (1972 Philips).

- Tiré de la chanson du même nom, d'après C'EST LA VIE d'Emerson, Lake & Palmer, ouverture de l'album C'EST LA VIE (1977 Philips).

Photos : Adrien Balboa (2009).

Ce soir il criera à la nuit 12/06/2009

 
 
 

Ce soir il sera au Stade Jules Deschaseaux au Havre, pour y jouer le spectacle de son ultime tournée : le TOUR 66. Ce soir je serai dans les gradins, avec mon meilleur ami qui sera à quelques places de moi vu que j'avais acheté les dernières places en avril (1) et que ces dernières sont un peu éloignées (sauf si on réussit à se débrouiller).
Ça fait des mois que j'attends ce moment et il faut dire qu'avec le concert de Charlie (2), dans les choses que j'attendais le plus, c'est ce concert qui était à la première place.
Le revoir... Le revoir certainement pour la dernière fois. Le revoir pour quelques heures. Pour quelques heures durant lesquelles je vais certainement « aimer, donner, vibrer, tanguer, crier, hurler, aimer, aimer vivre » (3).
J'en profite pour dire que le récit de cette soirée sera sur ce joli petit blog la semaine prochaine. Bon week-end à tous.






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1 = Lire l'article (issu de mon ancien blog) JUNE 12 : JOHNNY !!!

2 = Lire l'article A NIGHT WITH CHARLIE.

3 = AIMER VIVRE, extrait de l'album ROCK'N'ROLL ATTITUDE (1985 Philips).

Chanson évoquée dans le titre : J'AI CRIÉ À LA NUIT, extrait de l'album JOHNNY 67 (1967 Philips).

Photo : Sarob (2009).
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Terminator 2 : le jugement dernier 11/06/2009

 
 
 

Dimanche 07 juin. On est l'après-midi et j'ai quelques heures à tuer. Donc pour que cette semaine, qui était elle-même excellente, ait une fin vraiment pas mal, et aussi pour oublier l'espèce de chose qui est dans les salles depuis mercredi (lire l'article précédent), je suis tenté de regarder la version cinéma du coffret DVD collector de mon troisième film préféré, le génial TERMINATOR 2 : LE JUGEMENT DERNIER (1), d'abord sorti en juillet 1991 après sept mois de tournage dès octobre 1990.
2029. Après leur échec pour éliminer Sarah Connor (Linda Hamilton, qui pour l'occasion a fait trois mois de musculation intensive) en 1984, les robots de SKYNET programment un nouveau Terminator, le T-1000 (Robert Patrick), pour retourner dans le passé et éliminer son fils, John Connor, en 1995 alors qu'il n'est qu'un enfant (Edward Furlong). Ce dernier, toujours en 2029, programme un T-800 (Arnold Schwarzenegger) et l'envoie également à la même date pour le protéger.
Une seule question déterminera le sort de l'humanité : laquelle de ces deux machines trouvera John la première ?
De la science-fiction, de l'action, une superbe séquence road-movie avant de reprendre le combat. Schwarzy, qui retrouve son rôle d'ange de la mort robotisé, cette fois envoyé pour faire le bien, et Linda Hamilton, vraiment transformée par l'entraînement, se retrouvent sept ans après le premier TERMINATOR (2) qui est déjà considéré comme un film culte, de nouveau sous la direction d'un James Cameron en grande forme. L'attente a tout de même valu le coup puisque TERMINATOR 2 est une suite réussie (encore plus grandiose et excellente que le premier !), un carton colossal qui écrasera tout sur son passage (plus de 510 millions de dollars de recettes à travers le monde !) où visiblement Cameron installe ses codes pour faire un TERMINATOR (l'arrivée des envoyés du futur, le « Viens avec moi si tu veux vivre », la course-poursuite spectaculaire qui vient dès que la cible a rencontré le bon et le mauvais puis bien entendu la réplique culte de Schwarzy, celle qu'il est obligé de dire au moins une fois dans tous ses films, « I'll be back ! », enfin « Je reviendrai »).
Puisque j'évoquais le premier volet à l'instant, Michael Biehn fait une apparition mais ce ne sera pas pris en compte dans le dernier montage.
Il est près de 17 heures 30 lorsque Sarah et John Connor partent sur les routes vers une destination inconnue, après avoir empêché la fin du monde. Les dernières minutes avant le générique de fin sont sublimes.
Dans une heure ce sera parti pour une soirée où mes parents ont invité de la famille à l'occasion des élections. Même si je ne me retrouve vraiment pas en une personnalité ou un parti politique, j'aime bien les débats télévisé les soirs de vote (surtout sur FRANCE TÉLÉVISIONS vu qu'ils sont les seuls dans notre pays à en organiser des intéressants). Enfin, c'est une autre histoire.






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1 = TERMINATOR 2 : JUDGEMENT DAY, écrit et réalisé par James Cameron, avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Robert Patrick, Edward Furlong, Joe Norton, écrit aussi par William Wisher Jr. (1991 Carolco Pictures / StudioCanal / Lightstorm Entertainment / Pacific Western). 4 OSCARS (MEILLEURS EFFETS VISUELS POUR STAN WINSTON, ROBERT SKOTAK, DENNIS MUREN ET GENE WARREN Jr., MEILLEUR MONTAGE SONORE POUR GARY RYDSTROM ET GLORIA S. BORDERS, MEILLEUR SON POUR GARY SUMMERS, GARY RYDSTROM ET TOM JOHNSON PUIS MEILLEUR MAQUILLAGE POUR STAN WINSTON ET JEFF DAWN) EN 1992.

2 = THE TERMINATOR, écrit et réalisé par James Cameron, avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Michael Biehn, Lance Henriksen, écrit aussi par Gale Anne Hurd (1984 Cinema 84 / Hemdale Film Corporation / Pacific Western). GRAND PRIX DU FESTIVAL DU FILM FANTASTIQUE D'AVORIAZ EN 1985.

Antichrist et la fausse renaissance de Terminator (Schwarzy, reviens !) 10/06/2009

Antichrist et la fausse renaissance de Terminator (Schwarzy, reviens !)




Vendredi 05 mai. Après une journée à retravailler mon CV et une sorte de carte de visite qui va avec (je tape un peu dans l'originalité, ça porte ses fruits parfois) et à en distribuer une dizaine dans certaines entreprises, je rentre chez moi pour me changer (reprendre mon look noir et démoniaque) afin d'aller chez Grand Ours vers 18 heures 30 pour une nouvelle soirée cinéma.
Les films prévus ce soir sont bien entendu deux nouveautés sorties cette semaine : celui qui a fait parler de lui à Cannes il y a quelques semaines, j'ai nommé ANTICHRIST (1) de Lars Von Trier, au passage rien que le titre j'adore, avec Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg, puis TERMINATOR RENAISSANCE (2). Même si ce dernier ne me tente pas vu que je suis fan de Schwarzenegger et qu'à mes yeux un TERMINATOR sans lui (gouverneur ou pas) est une énorme connerie, je me suis quand même senti obligé d'aller le voir, si je puis dire. Les horaires de ces films : 19 heures 45 à 21 heures 45 pour ANTICHRIST et 22 heures 05 à 23 heures 55 pour T4.
Voilà de quoi parle le premier : un couple (les deux acteurs cités plus haut) est en deuil de son enfant, mort pendant qu'il faisait l'amour. Il se retire dans un chalet isolé dans la forêt qui se nomme Eden. Cet homme et son épouse espèrent y guérir leurs c½urs et sauver leur mariage. Mais la nature a décidé de reprendre ses droits...
En dépression lorsqu'il a (co)écrit et réalisé ce film (de mauvaises langues diront qu'il aurait dû voir un psy au lieu de faire ça), Lars Von Trier nous offre ici un long au réalisme d'un documentaire. ANTICHRIST est glauque, gore, ultra violent, malsain, férocement ou maladivement sexuel, n'a pas de limite et possède des plans d'une beauté remarquable. Ici Charlotte Gainsbourg ne recule absolument devant rien. D'un côté tant mieux, ici elle est vraiment géniale. Croyez-moi, j'ai vu les films les plus durs, les plus violents ou même les plus barrés, mais celui-ci m'a mis sur le cul. J'en suis ressorti presque choqué.
J'en suis ressorti en ayant adoré.
Un quart d'heure après la fin de ce putain d'ANTICHRIST, il nous faut aller voir le nouveau TERMINATOR. Un TERMINATOR sans Schwarzenegger, comme je l'indiquais. Alors que le nouveau Von Trier m'a vraiment motivé, m'a remis la pêche à 100% (bah quoi ?), on est à peine à la fin des bandes-annonces que je veux déjà être au générique de fin.
Je suis en train de me demander ce que je fous là...

Antichrist et la fausse renaissance de Terminator (Schwarzy, reviens !)


Comme le final de TERMINATOR 3 : LE SOULÈVEMENT DES MACHINES (3) nous le laissait voir, ce TERMINATOR RENAISSANCE se déroule pendant la fameuse guerre contre les machines, dans laquelle John Connor (ici joué par Christian Bale) est un des leaders de la résistance et même pour certains, un prophète.
Ça se passe en 2018. La vision du monde de Connor est remise en cause par l'apparition de Marcus Wright (Sam Worthington), un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort.
Connor doit découvrir si Marcus a été envoyé du futur ou s'il est un rescapé du passé. Alors que SKYNET prépare l'assaut final, Connor et Marcus s'engagent dans une odyssée dans laquelle ils perceront le terrible secret qui se cache derrière l'annihilation programmée de l'humanité toute entière...
TERMINATOR 4 est en fait le premier opus d'une nouvelle trilogie (donc encore deux à voir dans les années à venir si celui-ci est un succès, et merde...). La surprise de ce film est bien la réalisation qui est bonne (même si en soit ce qui est proposé est merdique), surtout dans les scènes où l'action mène le spectacle, alors que McG n'a fait que des mauvais films. Elle sauve le scénario qui, malgré certains personnages qui peuvent alimenter deux ou trois films, ne peut s'empêcher de montrer ses faiblesses et de contenir, histoire de meubler, trop de clin d'½il aux anciens épisodes. Et je ne parle pas du Schwarzenegger en 3D que l'on voit une poignée de secondes au début de la bataille finale... J'aurais dû le regarder sur le Net.
Schwarzy, reviens !






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1 = Écrit et réalisé par Lars Von Trier, avec Willem Dafoe, Charlotte Gainsbourg, écrit également par Anders Thomas Jensen (2008 Zentropa Entertainment). PRIX D'INTERPRETATION FÉMININE POUR CHARLOTTE GAINSBOURG AU FESTIVAL DE CANNES 2009.

2 = TERMINATOR SALVATION, réalisé par McG, avec Christian Bale, Sam Worthington, Bryce Dallas Howard, Helena Bonham Carter, Michael Ironside, écrit par John Brancato et Michael Ferris (2008 C-2 Pictures / Halcyon Productions / IMF Gmbh & Co. Produktions KG / Intermedia Films / Sony Pictures Entertainment).

3 = TERMINATOR 3 : RISE OF THE MACHINES, réalisé par Jonathan Mostow, avec Arnold Schwarzenegger, Kristanna Loken, Nick Stahl, Clair Danes, écrit par John D. Brancato, Michael Ferris et Tedi Sarafian (2002 C-2 Pictures / Intermedia Films / IMF Internationale Medien und Film GmbH & Co. Produktions KG / Mostow - Lieberman Productions / Pacific Western / Toho-Towa / VCL Communications GmbH / Village Roadshow Productions / Warner Bros).

Casablanca 09/06/2009

 
 


Lundi 1er juin. Ce lundi de Pentecôte avait l'air d'une journée comme les autres, j'ai eu un peu de mal à voir qu'aujourd'hui c'était férié (déjà que je ne m'en souvenais plus au réveil...). Ça n'a pas empêché que cette première journée de la semaine au ciel magnifique et à la putain de grosse chaleur fut bonne, à en espérer que ça dure.
Je crois que je suis dans une période de fin d'année où je vais souvent regarder mes films préférés (1), et où j'en parlerai volontiers pour vous les présenter, si vous ne les connaissez guère.
Pour bien finir la journée, je mets vers 20 heures 30 le DVD de mon cinquième film favori, LE film hollywoodien par excellence, l'une des plus belles perles du septième art : CASABLANCA (2), avec Humphrey Bogart (ici inimitable) et la belle Ingrid Bergman en couple impossible, le tout sous la direction de Michael Curtiz.
1941, pendant la Seconde Guerre Mondiale et l'Occupation en France. Casablanca est l'itinéraire de Paris-Marseille-Oran pour ceux qui veulent fuir les nazis. Ils doivent aller à Lisbonne afin de débarquer en Amérique.
Rick (Bogart), un homme froid, cynique, qui paraît comme torturé au fond de lui-même, comme s'il avait quelque chose qu'il aimerait oublier (en gros un personnage que j'adore), tient une boîte de nuit à Casablanca avec son éternel pianiste, Sam (Dooley Wilson), après l'arrivée des allemands à Paris. Ce quelque chose qu'il aimerait oublier c'est Ilza (Bergman), une magnifique jeune femme qui l'a abandonné avant l'arrivée des allemands alors qu'ils devaient se marier. Cette dernière arrive dans la boîte de Rick, sans le savoir, avec son époux, Laszlo (Paul Henreid), un célèbre résistant. Ce dernier désire aller aux USA et Rick est maintenant le seul a pouvoir les aider.
Bien entendu, il refuse, jusqu'à ce qu'Ilza réveille l'idéaliste qui sommeille en lui...
CASABLANCA fut tourné très vite en 1942 par ordre de la WARNER (il est sorti aux USA en janvier 1943) alors que le scénario de Julius J. et Philip G. Epstein puis Howard Koch n'était pas encore terminé. Les répliques arrivaient donc au jour le jour et même Ingrid Bergman ne savait pas si à la fin son personnage partait avec Bogart ou Paul Henreid, d'où la crédibilité de sa réaction face à la caméra quand elle l'apprend. On retrouve ici un Humphrey Bogart dans son meilleur rôle, tout simplement sublime. Tout y est pour satisfaire le public : de l'action (aucun temps mort, dans le scénario il y a de quoi faire plusieurs films), du suspense (le final, inattendu, est pour moi la plus belle preuve d'amour que l'on puisse faire), de l'humour parfois désenchanté (Rick et son « Je suis ivrogne » lorsqu'on lui demande sa nationalité) ou encore de la bonne musique comme Dooley Wilson avec sa version du bel AS TIME GOES BY (2). Un bijou, un chef-d'½uvre à la beauté inégalable sur une mauvaise partie de l'Histoire.
La nuit n'a pas encore totalement envahi le ciel lorsque le film passe déjà à sa fin. Ça m'a fait du bien de le revoir, lui et ses personnages, depuis le temps (je n'avais pas vu CASABLANCA depuis environ un an).
Je n'ai pas envie de dormir. Impossible. Je décide donc de passer un peu de temps devant la télé. Je suis devant le magazine UN ¼IL SUR LA PLANÈTE sur FRANCE 2. Cette fois ils parlent de l'Italie, dont la première moitié est sur Berlusconi.
Même si j'aime bien ce pays, je crois que je préfère aller me coucher, finalement.






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1 = Lire les articles QUAND DEPARDIEU ÉTAIT CHANTEUR et LE QUAI DES BRUMES.

2 = Réalisé par Michael Curtiz, avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Paul Henreid, Claude Rains, Peter Lorre, Dooley Wilson, écrit par Julius J. et Philip G. Epstein puis Howard Koch d'après la pièce EVERYBODY COMES TO RICK'S de Murray Burnett and Joan Alison datant de 1940 (1942 Warner Bros.). 3 OSCARS (MEILLEUR FILM, MEILLEUR RÉALISATEUR ET MEILLEUR SCÉNARIO ADAPTÉ) EN 1944.

3 = De Frances Williams pour le spectacle EVERYBODY'S WELCOME (1931).