Casablanca

 
 


Lundi 1er juin. Ce lundi de Pentecôte avait l'air d'une journée comme les autres, j'ai eu un peu de mal à voir qu'aujourd'hui c'était férié (déjà que je ne m'en souvenais plus au réveil...). Ça n'a pas empêché que cette première journée de la semaine au ciel magnifique et à la putain de grosse chaleur fut bonne, à en espérer que ça dure.
Je crois que je suis dans une période de fin d'année où je vais souvent regarder mes films préférés (1), et où j'en parlerai volontiers pour vous les présenter, si vous ne les connaissez guère.
Pour bien finir la journée, je mets vers 20 heures 30 le DVD de mon cinquième film favori, LE film hollywoodien par excellence, l'une des plus belles perles du septième art : CASABLANCA (2), avec Humphrey Bogart (ici inimitable) et la belle Ingrid Bergman en couple impossible, le tout sous la direction de Michael Curtiz.
1941, pendant la Seconde Guerre Mondiale et l'Occupation en France. Casablanca est l'itinéraire de Paris-Marseille-Oran pour ceux qui veulent fuir les nazis. Ils doivent aller à Lisbonne afin de débarquer en Amérique.
Rick (Bogart), un homme froid, cynique, qui paraît comme torturé au fond de lui-même, comme s'il avait quelque chose qu'il aimerait oublier (en gros un personnage que j'adore), tient une boîte de nuit à Casablanca avec son éternel pianiste, Sam (Dooley Wilson), après l'arrivée des allemands à Paris. Ce quelque chose qu'il aimerait oublier c'est Ilza (Bergman), une magnifique jeune femme qui l'a abandonné avant l'arrivée des allemands alors qu'ils devaient se marier. Cette dernière arrive dans la boîte de Rick, sans le savoir, avec son époux, Laszlo (Paul Henreid), un célèbre résistant. Ce dernier désire aller aux USA et Rick est maintenant le seul a pouvoir les aider.
Bien entendu, il refuse, jusqu'à ce qu'Ilza réveille l'idéaliste qui sommeille en lui...
CASABLANCA fut tourné très vite en 1942 par ordre de la WARNER (il est sorti aux USA en janvier 1943) alors que le scénario de Julius J. et Philip G. Epstein puis Howard Koch n'était pas encore terminé. Les répliques arrivaient donc au jour le jour et même Ingrid Bergman ne savait pas si à la fin son personnage partait avec Bogart ou Paul Henreid, d'où la crédibilité de sa réaction face à la caméra quand elle l'apprend. On retrouve ici un Humphrey Bogart dans son meilleur rôle, tout simplement sublime. Tout y est pour satisfaire le public : de l'action (aucun temps mort, dans le scénario il y a de quoi faire plusieurs films), du suspense (le final, inattendu, est pour moi la plus belle preuve d'amour que l'on puisse faire), de l'humour parfois désenchanté (Rick et son « Je suis ivrogne » lorsqu'on lui demande sa nationalité) ou encore de la bonne musique comme Dooley Wilson avec sa version du bel AS TIME GOES BY (2). Un bijou, un chef-d'½uvre à la beauté inégalable sur une mauvaise partie de l'Histoire.
La nuit n'a pas encore totalement envahi le ciel lorsque le film passe déjà à sa fin. Ça m'a fait du bien de le revoir, lui et ses personnages, depuis le temps (je n'avais pas vu CASABLANCA depuis environ un an).
Je n'ai pas envie de dormir. Impossible. Je décide donc de passer un peu de temps devant la télé. Je suis devant le magazine UN ¼IL SUR LA PLANÈTE sur FRANCE 2. Cette fois ils parlent de l'Italie, dont la première moitié est sur Berlusconi.
Même si j'aime bien ce pays, je crois que je préfère aller me coucher, finalement.






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1 = Lire les articles QUAND DEPARDIEU ÉTAIT CHANTEUR et LE QUAI DES BRUMES.

2 = Réalisé par Michael Curtiz, avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Paul Henreid, Claude Rains, Peter Lorre, Dooley Wilson, écrit par Julius J. et Philip G. Epstein puis Howard Koch d'après la pièce EVERYBODY COMES TO RICK'S de Murray Burnett and Joan Alison datant de 1940 (1942 Warner Bros.). 3 OSCARS (MEILLEUR FILM, MEILLEUR RÉALISATEUR ET MEILLEUR SCÉNARIO ADAPTÉ) EN 1944.

3 = De Frances Williams pour le spectacle EVERYBODY'S WELCOME (1931).

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